120313_155827
 
 
 
 
 
 
Q1 : Salut Mathias, est-ce que tu peux te présenter, ainsi que ton palmarès au niveau du basket ?
Mathias : Salut Faustin ! Je m’appelle Mathias Aveline, j’ai 18 ans et je suis en fac de droit.
Vis-à-vis de mon palmarès dans le basket, j’ai joué 6 ans au basket à Nîmes basket et j’ai été titré champion Occitanie à deux reprises en U15 et en U17. Mais, le plus intéressant pour moi : ça fait environ 4 ans que j’arbitre. Pour te dire, actuellement, si je devais choisir entre jouer et arbitrer, je choisirais instantanément arbitrer.
 
 
Q2 : Quel est le moment de ta vie qui t’as poussé à devenir arbitre/Pourquoi es-tu devenu arbitre ?
Mathias : Honnêtement, quand on m’a proposé de faire l’école d’arbitrage, je n’étais pas trop partant parce que pour moi ça allait me prendre encore plus de temps que ce que le basket me prenait déjà. Ce sont mes parents qui m’ont poussé à arbitrer et aujourd’hui je ne peux dire qu’une chose : heureusement qu’ils m’y ont poussé ! Cela m’a beaucoup aidé en tant que joueur. Puis, l’arbitrage est un métier, et qui dit métier dit revenu. Donc en tant qu’étudiant, l’arbitrage me permet d’avoir un peu d’argent sans avoir à passer par un job étudiant, et cerise sur le gâteau, j’adore arbitrer, alors que demander de plus ?
 
Q3 : Est-ce que ton apprentissage en tant qu’arbitre a été compliqué ou non ? Si oui, pourquoi ?
Mathias : Non, mon apprentissage n’a pas été compliqué du tout. A vrai dire, ce qui est compliqué quand on débute est la gestion du stresse et de la pression car on sait qu’on est là pour encadrer le match, qu’on est le « pilier » du match. Je dois avouer que quand je me rendais pour arbitrer mes premiers matchs, j’étais très stressé. Mais, plus on arbitre, plus on progresse, et honnêtement quand on y met du sien, la progression se fait très vite.
 
Q4 : Quel est ton meilleur moment en tant qu’arbitre ?
Mathias : Pour le moment, mon meilleur moment en tant qu’arbitre est la demi-finale du TIC à Salies-du-Salat que j’ai arbitré cette année. Il y avait une bonne centaine de supporters, l’ambiance était incroyable, et en prime, on était équipé de talkies-walkies avec les oreillettes donc on pouvait discuter entre nous et avec notre superviseur. C’était vraiment un match incroyable à arbitrer.
 
Q5 : Quel a été ton pire moment en tant qu’arbitre ?
Mathias : Je n’ai pas de pire moment. Mais évidemment, j’ai des mauvais moments, des mauvais matchs, des matchs où je n’avais qu’une envie : rentrer chez moi. Faut avoir un bon mental pour arbitrer parce que parfois on entend des choses qui blessent dans les tribunes ou même sur le terrain de la part des joueurs. Le problème c’est que pas tout le monde ne connaît le règlement et pourtant tout le monde prétend être arbitre.
 
Q6 : Souhaiterai-tu devenir arbitre officiel dans un championnat de haut niveau tel que le Betclic Elite ?
Mathias : Evidemment ! Je n’ai qu’une envie, c’est de grimper les échelons, je rêve d’arbitrer la coupe du monde ! Mais l’arbitrage c’est comme tout, ça prend du temps et ça demande de l’investissement. Très souvent on a un choix à faire entre arbitrer et étudier.
 
Q7 : Si des jeunes personnes se lance dans l’arbitrage, qu’est-ce que tu voudras leur dire ?
Mathias : Foncez ! Le basket a besoin d’arbitres et d’officiels de table de marque car sans eux, il n’y a pas de match. Les gens pensent que c’est compliqué d’arbitrer, mais pas du tout, si on se donne à fond, c’est très facile. L’arbitrage c’est une expérience extraordinaire qui nous apporte beaucoup dans la vie civile. Puis, petit secret : être arbitre officiel de basket, ça fait très joli sur un CV.